Après les manifs, la négociation. Face à la mobilisation massive des syndicats, Nicolas Sarkozy leur avait promis un grand sommet social le 18 février. C'est mercredi que tous se réunissent. Le président de la République parie sur ce sommet auquel il a aussi convié le patronat pour éviter que le chaos économique annoncé pour 2009 se transforme en catastrophe sociale et en désaveu politique massif. Sa marge de manoeuvre est cependant plus étroite que jamais entre exigences syndicales, résistances patronales et contraintes budgétaires.
Le climat reste tendu : les syndicats ont déjà annoncé une nouvelle journée d'action le 19 mars et dix partis de gauche, dont le Parti socialiste et le PCF, soutiennent cette journée estimant que le gouvernement a d'ores et déjà opposé un refus aux revendications des syndicats, en particulier sur l'augmentation des salaires. Nicolas Sarkozy fera une "déclaration" mercredi soir à la télévision au terme de ce sommet.
A la télévision, Nicolas Sarkozy avait promis de réserver à des "mesures sociales" 1,4 milliard d'euros et ouvert quatre "pistes", suggérant des efforts en plus pour l'indemnisation du chômage partiel, les CDD en fin de contrat, l'insertion des jeunes, et "le bas des classes moyennes" par la suppression de la 1ère tranche de l'impôt sur le revenu ou du 2e tiers provisionnel. Le chef de l'Etat ne s'est pas exprimé davantage depuis mais son conseiller social en a dit un peu plus lors de l'émission "Dimanche Soir Politique" sur France Inter. Raymond Soubie a notamment promis que la réunion aboutira à "des décisions" mais aussi, poussé par la prudence, à des "processus de négociation".